Le processeur du futur Galaxy S10
Le processeur du futur Galaxy S10
date_range Nov 19, 2018
System Administrator

Si le futur Galaxy S10 n’a pas encore été officiellement annoncé – on l’attend pour le MWC 2019 de Barcelone en février 2019 – la puce qui le propulsera est déjà là. Le Samsung Exynos 9820 succède, fort logiquement, à l’Exynos 9810 lancé l’an dernier et présent dans les Samsung Galaxy S9/S9+ et Galaxy Note 9.

Selon la fiche technique de l’Exynos 9820, il peut enregistrer un flux 8K à 30 images par secondes. Il existe plusieurs types de définition 8K, mais si Samsung respecte la logique et reste sur le format 16/9e qui correspond à celle des téléviseurs déjà mis sur le marché, il faudrait compter sur la 8K UHD. Un format qui représente une définition d’image de 33,2 Mpix (7680 × 4320) ce qui représente un flot de presque un milliard de pixels par seconde (995 328 000 pixels pour être exact) ! Une puissance fulgurante qui met toute l’industrie dans le vent.

En photographie, l’Exynos 9820 gère jusqu’à cinq modules caméra : deux modules avant et arrière autonomes jusqu’à 22 Mpix, un double module caméra jusqu’à 16 Mpix et un capteur infrarouge. Bien que tout à fait à niveau, la partie photo est cependant moins impressionnante en termes de débit. Mais Samsung peut aussi compter sur ses capteurs CMOS maison et sa redoutable technologie Dual Pixel, si efficace en matière de mise au point.

Sur le plan des technologies « nécessaires » sur un System on a Chip (SoC) moderne qui propulsera les terminaux Android haut de gamme de l’année 2019, il fallait compter sur la 5G et sur l’IA.
L’Exynos 9820 répond présent dans les deux cas avec une puce compagnon qui porte le doux nom d’Exynos Modem 5100 et qui supporte aussi bien la toute dernière norme 5G NR (New Radio, 3GPP Release 15, la dernière à avoir été finalisée) que les anciennes normes type 4G.
Côté vitesse de transfert, ce modem peut télécharger jusqu’à 2 Gbit/s sur des infrastructures non 6 GHz en 5G et jusqu’à 6 Gbit/s avec les infrastructures 5G nouvelle génération dites « mmWave » (entre 24 GHz et 100 GHz).

Outre ce modem le SoC intègre aussi un processeur neuronal (NPU pour Neuronal Processing Unit) qui travaille aussi bien sur l’amélioration de la qualité d’image que sur l’analyse d’images ou encore des tâches de tri et sélection prédictive pour accélérer certains programmes. Comme chez la concurrence, Samsung reste assez vague quant au fonctionnement exact de sa partie NPU et ne communique ni nombre d’unités de calculs, ni détails de fonctionnement. 

Contrairement à Huawei dont le Kirin 980 est gravé à 7 nm en technologie EUV – une nouvelle technologie de la gravure des semi-conducteurs hautes performances – la puce de Samsung est gravée en 8 nm selon le procédé « classique » FinFet.
Plutôt que d’opter pour la rupture technologique et risquer des rendements moyens, Samsung a opté pour la technologie la plus mature dans sa version la plus performante.

Si les annonces de Huawei et aujourd’hui de Samsung sont importantes, elles ne concernent que leurs propres terminaux. Il reste à attendre début décembre pour découvrir le(s) processeur(s) Snapdragon haut de gamme de Qualcomm, utilisé(s) par tout le reste de l’industrie Android, pour avoir le panorama complet des processeurs de smartphones… et les tests de performances qui couronneront le meilleur !

 

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